Marketplaces et comparateurs de prix, ou comment se tirer une balle dans le pied

Les comparateurs de prix (LeGuide, Kelkoo, Twenga, ...) permettent aux boutiques en ligne de drainer un trafic hautement qualifié (proche de l'acte d'achat) moyennant finance. D'autre part, les marketplaces (Amazon, PixMania, RueDuCommerce, ...) vendent directement vos produits sur leurs sites fortement visités.

Du moment que ce coût est modeste, il n'y aurait que des avantages à s'y inscrire pour vendre.
Est ce vraiment le cas ? Pas si sûr ...

 

Google arrive sur le marché des comparateurs de prix

Depuis l'arrivée de Google Shopping, Google tends à rajouter dans les résultats de recherche naturelle des produits à l'achat. Google shopping permet déjà de rechercher un produit à la vente soit par une soumission d'un fichier catalogue, soit grâce aux rich-snippets.

D'autre part, les comparateurs de prix tirent l'essentiel de leur trafic de leur référencement naturel et la dernière mise à jour majeur de Google, Google Panda, leur a fait le plus grand mal.
Le graphique ci-dessous donne une estimation du trafic de quelques guides d'achat (par ordre décroissant leguide.com, kelkoo.fr et twenga.fr):

Malgré un rebond à Noël, leurs trafics décroient. Faut il pour autant ne pas y être présent ? J'esserai d'apporter quelques éléments de réponse.

 

Comment être présent dans les comparateurs de prix et les marketplaces ?

Chaque site a ses spécifications techniques. Elles lui sont propres, ce qui vous obligera à fournir un fichier de vos produits par site. Bien sûr ce fichier est différent par site. Vous envoyez le nom, prix, description, photos, catégorisation, etc ...

La méthode courante : envoyer tout son catalogue

La solution la plus facile est de faire un export par site cible. La plupart de solution e-commerce du marché propose ces exports (c'est le cas pour la solution Vaisonet notament).

Autre méthode : passer par un prestataire spécialisé

Certains acteurs sont apparus sur le marché (ShoppingFlux,Lengow, ...) simplifiant et rendant intelligent la vente sur ces plateformes : un seul flux de données à fournir, on n'envoie que les produits à bonne marge, on ré-intégre les commandes dans la boutique, etc ...

Ces outils sont d'une aide précieuse pour améliorer le retour sur investissement (ROI).

 

Ces outils apportent des ventes supplémentaires, autant ne pas s'en priver ! Oui, mais :

Court ou long terme ?

Comment voyez vous la vie de votre boutique en ligne : résultat à court terme ou objectif de rendement à long terme ?

A court terme, de nombreuses stratégies existent, dont les comparateurs, les marketplaces et les liens sponsorisés. Si vous visez le long terme, votre stratégie comportera inévitablement l'optimisation du référencement naturel de votre boutique en ligne. Deux rappels :

  • Un élément essentiel à celle-ci est la production de contenu de qualité pour décrire vos produits,
  • Google déteste le plagiat : toute page ayant un texte trop proche d'une autre page sera pénalisée.

Le nerf de la guerre est donc un contenu unique de qualité comme descriptif produit.

En envoyant dans votre catalogue votre précieux descriptif aux comparateurs, vous allez de vous-même vous pénaliser en fournissant à des sites mieux référencés que le votre ! Qui va être considéré comme le plagiaire par Google ? Un jeune site qui se lance ou bien un site qui a des milliers de visites / jour et des années d'ancienneté ?

 

En conclusion

Google grâce à Google Panda tant à limiter les sites qui ne générent pas leur propre contenu. Peu probable donc que la balle parte dans votre pied, mais ne pointez quand même pas l'arme dessus !
Pour cela, il y a une chose tout simple à faire : réservez votre contenu de qualité à votre site internet exclusivement. N'envoyez qu'un contenu basique aux comparateurs et marketplaces.

 

Merci à Aliocha pour l'idée du sujet lors du café de l'entrepreneur "Tou savoir sur le e-commerce".

Commentaires

Bonjour Maxime,

Affimer haut et fort que les comparateurs sont les pires ennemis du marchand en matière de référencement, c'est considérer que 50% du E-commerce en France (source FEVAD) n'est pas pré-vendue par les comparateurs de prix.

Tout acteur sérieux de la VAD sait que les Comparateurs et Marketplaces sont des apporteurs d'affaires précieux pour n'importe quel marchand et qu'ils drainent des acheteurs (à contrario de Adwords qui draine des visiteurs).

Considerer le duplicate content comme la pierre angulaire justifiant la peur du panda - et donc fournir de la M.. au comparateur est une perte de temps pour le marchand : Pourquoi ? parce que comparateur à les mêmes problemes que le marchand en matiere de RefNat, à savoir fournir un contenu original aux crawlers.

Et maintenant que GoogleShopping est payant : la boucle est bouclée !

Alors plutot que de penser éviter les comparateurs : rendez service à vos clients (et faites du consulting) en optimisation de reférencement dans les comparateurs... Et la il y a du travail !

Et au moins nous passerons tous moins de temps a écouter le grand vizir quand il parle d'animaux... Et ca lui fera pas de mal de rabaisser ses prétentions en matiere de maitrise de l'internet.

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